Tout commence par un simple clic dans l’univers artistique d’Arsen Eca. Chacune de ses œuvres phygitales trouve son origine dans cet acte apparemment banal, le transformant en une porte d’entrée vers un monde alternatif.
 
Au cœur de cet univers, Eca transcende la critique des interactions numériques pour les convertir en expériences sensorielles et émotionnelles. Son ambition est de forger un espace où la poésie et l’unicité supplantent les algorithmes. Utilisant ces algorithmes comme instruments, il engage une boucle presque infernale, les employant pour mieux les subvertir. Ce faisant, il aspire à déconstruire leur influence, encourageant les spectateurs à imaginer un avenir où nos interactions sont plus intentionnelles, plus profondes, libérées de l’hégémonie des données et de la prédictibilité. Arsen Eca nous convie ainsi à une rébellion artistique, une quête d’un monde où la singularité et la créativité ne sont pas seulement sauvegardées, mais exaltées, en résistance contre la standardisation algorithmique

Dans l’approche artistique innovante d’Arsen Eca, le clic de l’utilisateur est métaphoriquement assimilé à l’action d’un ouvrier alimentant une machine avec du charbon. Cependant, dans ce contexte numérique et artistique, ce n’est pas du charbon qui est versé dans la machine, mais des données – des informations précieuses qui sont consommées et exploitées par les systèmes numériques pour leurs propres fins.

Cette comparaison met en exergue la dualité de notre interaction avec la technologie : d’une part, nous jouons un rôle actif, presque ouvrier, fournissant en continu les ressources (données, informations) nécessaires au fonctionnement de ces systèmes. D’autre part, il y a une dimension presque exploitative dans cette interaction, où le système utilise ces données à son avantage, souvent sans que l’utilisateur en soit pleinement conscient.

Pour intégrer vos suggestions, le paragraphe pourrait être reformulé de la manière suivante :
 
Arsen Eca enrichit la dynamique de l’interaction numérique en y incorporant une forme de gratification immédiate pour l’utilisateur, telle qu’une onde électromagnétique générée par son système déviant. Cette onde, pensée comme une réponse poétique et tangible au clic, se manifeste à la fois comme une récompense sensorielle et comme une représentation physique de l’impact de l’action de l’utilisateur. Si cette gratification est empreinte de poésie, elle n’en reste pas moins similaire aux gratifications employées par les algorithmes et les systèmes numériques. Ces derniers, en effet, utilisent de telles récompenses pour maintenir les utilisateurs engagés dans un système souvent abrutissant. Par cette approche, Arsen Eca soulève une réflexion critique : derrière le bien-être éphémère procuré par ces interactions numériques se cache souvent l’instantanéité et la superficialité des gratifications algorithmiques, illustrant comment ces systèmes façonnent subtilement nos comportements et nos désirs.

Cette onde électromagnétique devient ainsi une métaphore puissante de la façon dont les systèmes numériques récompensent et conditionnent nos comportements. Elle reflète le cycle de rétroaction instantanée qui caractérise notre ère numérique, où chaque action est suivie d’une réaction immédiate, créant un cercle de dépendance et d’engagement continu.

Au cœur de son art, Arsen Eca ne se limite pas à la critique ou à la mise en lumière des dynamiques de nos interactions numériques. Il va au-delà, transformant ces interactions en une expérience sensorielle et émotionnelle profonde. Son objectif est de créer un monde alternatif, un espace où la poésie et l’unicité prévalent sur les algorithmes. Paradoxalement, il se sert de ces mêmes algorithmes comme d’un outil, les retournant contre eux-mêmes dans une sorte de boucle infernale. Dans cette démarche, il cherche à démanteler leur emprise, invitant les spectateurs à envisager un avenir où les interactions humaines sont plus conscientes, plus significatives, libérées de la domination des données et des formules prédictives. C’est un appel à la rébellion artistique, une quête pour un monde où l’expression individuelle et la créativité ne sont pas seulement préservées, mais célébrées, dans un acte de résistance contre l’uniformité algorithmique.